25 mai 2013
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Abonnez-vous57 908 signataires : le 20 mai, les associations professionnelles de travail social ont déposé devant le Parlement européen une pétition pour une reconnaissance du niveau Licence de leurs diplômes d’État d’éducateur spécialisé (DEES), d’assistant de service social (DEAS), de conseiller en économie sociale et familiale (CESF) ou d’éducateur de jeunes enfants (EJE). Fortes de ces dizaines de milliers de signatures, les associations réclament une rencontre avec la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine.
A la veille de la journée mondiale contre l’homophobie, l’association, fortement mobilisée depuis le mois de septembre 2012 dévoile les premiers éléments de son rapport national 2012-2013 qui sera présenté au Sénat, le 17 mai 2013.
Les chiffres 2013
La ligne d’urgence reçoit 450 appels par mois en moyenne depuis le mois de décembre 2012 (150 appels par mois en moyenne de janvier à novembre 2012).
Le nombre d’appels reste à un niveau extrêmement préoccupant.
Les projections pour mai 2013 dépasseraient les 500 appels faisant de ce mois un pic historique en 10ans de fonctionnement de la ligne d’écoute.
L’association a reçu 1 480 appels en 2012 et 5 950 textos.
La file active de jeunes actuellement en écoute s’élève à 501.
Le profil des jeunes
L’association reçoit énormément d’appels d’adolescents, de plus en plus jeunes, ayant besoin d’être rassurés, victimes d’homophobie de façon indirecte :
Hausse des appels des adolescents confrontés aux paroles homophobes de leurs parents à l’occasion de repas de famille ou de visionnage de reportages télévisés ayant trait au mariage pour tous (+35%)
Hausse des appels des adolescents confrontés aux propos homophobes tenus par leurs pairs collégiens ou lycéens (+40%)
Et récemment : hausse des appels des adolescents mobilisés par leurs parents pour les "manif’ pour tous", avec des témoignages extrêmement poignants.
Le milieu carcéral
L’association fait face aussi à un fort afflux de correspondances de jeunes souhaitant briser l’isolement en milieu carcéral.
Cette hausse se poursuit depuis la signature d’une convention nationale avec le Ministère de la Justice.
Le milieu rural
La part des jeunes résidant en milieu rural augmente fortement (+25%).
L’absence de lieux ressources ou de points d’écoute en milieu rural renforce la sensation d’isolement et conduit à un mal-être grandissant.
La transsexualité
Les jeunes trans ou en questionnement indentitaire trouvent une écoute rassurante et réconfortante auprès de la ligne d’écoute.
L’accueil des jeunes trans est en augmentation constante au Refuge.
L’association qui annonce la création d’un pôle spécifique au sein de ses délégations est confrontées à des demandes de plus en plus importantes d’accompagnement de ces jeunes oubliés par les pouvoirs publics.
Les jeunes originaires de banlieues
La souffrance de ces jeunes, obligés d’adopter des codes vestimentaires différents selon leur présence au Refuge ou en banlieue, est immense.
Là aussi, les appels connaissent une forte augmentation.
Le 22 avril dernier, deux arrêtés fixaient les dotations régionales relatives aux frais de fonctionnement des établissements et services d’aide par le travail (ESAT) ainsi que les tarifs plafonds, confirmant ainsi les craintes de leur association nationale de directeurs Andicat. « Il s’agit d’une diminution en euros constants des budgets alloués aux ESAT. Alors que les problématiques (troubles psychiques, effets du vieillissement, précarité…) d’un certain nombre de travailleurs d’ESAT sont de plus en plus complexes, les financeurs publics comptent sur l’activité économique pour combler les déficits de financement », s’insurge celle-ci. Et d’enfoncer le clou : « C’est parfaitement contradictoire avec la mission première des ESAT qui est d’accueillir des travailleurs réellement handicapés et de leur assurer une activité professionnelle adaptée à leurs moyens ».
L’entrée des artistes et le Théâtre de la Tour à Nice présentent le festival « Au fil de l’autre ». Une semaine de rencontres et d’échanges artistiques les 6, 13, 14, 16 & 17 mai 2013.
Personnes en souffrance psychologique ou en situation de handicap (tout handicap confondu dont sensoriel) aux côtés d’artistes et sportifs valides - tous ensemble ! – Une manière de dire, de raconter, de montrer une ouverture vers la différence, un regard singulier sur notre monde.
La Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) a lancé en 2012 une opération d’évaluation des réformes qui ont été conduites entre 2004 et 2009 en commençant par les diplômes d’ASS et d’EJE.
Cette année, l’évaluation porte sur l’ensemble des autres diplômes de niveau IV et plus (hors DETISF). Il s’agit d’apprécier les effets de la réingénierie sur le lien emploi/formation/compétences, sur le processus de formation et sur les modalités de certification.
La DGCS souhaite à nouveau y associer très largement tous les acteurs des champs éducatifs, médico-social et social. Pour répondre à l’enquête cliquez ici.
Le 19 avril (19 h – 21 h), Radio-Libertaire évoquera le quart de siècle d’existence (valeureuse) de Lien Social (L’Antenne du Social, 3ème vendredi du mois, case L’Invité du vendredi). Des journalistes de l’hebdomadaire l’animeront ; un formateur de l’IRTS-Paris y participera, de même qu’une étudiante éducatrice spécialisée de troisième année.
Trois manières de capter l’émission
Fréquence 89.4 sur Paris et l’Île-de-France
En direct sur Internet
Pendant trois semaines en allant chercher, dans la semaine correspondante, la case L’Invité du vendredi.
Fin mars, les ministères de la Santé et de l’Intérieur avaient présenté les conclusions du rapport de l’inspection générale de l’administration (IGA) et de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) sur le droit au séjour pour soins. Des dysfonctionnements dans la gouvernance du dispositif y étaient repérés : défaut d’implication du ministère de la Santé, absence de co-pilotage et suprématie de l’Intérieur, disparités géographiques dans le traitement de la loi… Un recul de 18 % des premières délivrances de titres de séjour pour soins est souligné depuis son entrée en vigueur en 1998… Des milliers de personnes gravement malades sont ainsi renvoyées dans des conditions injustifiables dans des pays où leur diabète, leur hépatite, leur séropositivité, et diverses autres pathologies n’auront aucun espoir d’être pris en charge. Récemment, un diabétique « de type 2 très avancé » a été expulsé vers le Congo (qui plus est menotté et bâillonné), et un homme séropositif a été envoyé vers un pays sans espoir d’accéder aux antirétroviraux…
L’Observatoire du droit à la santé des étrangers (ODSE, qui devait faire prochainement connaître son analyse détaillée du rapport) s’inquiète d’autant plus de la suggestion de l’IGA et de l’IGAS d’une prise en charge des aspects médicaux de la procédure par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), sur lequel le ministère de l’Intérieur exerce aujourd’hui la tutelle. Considérant le ministère de la Santé comme étant « aux abonnés absents », l’Observatoire appelle François Hollande et Jean-Marc Ayrault à un moratoire sur les expulsions de personnes malades et au retour à un dispositif législatif protecteur (autant d’engagements de campagne).
Selon l’Observatoire des vacances et des loisirs des enfants et des jeunes (l’Ovlej), un quart des enfants ne partent pas en vacances. Le taux de non-départ est particulièrement élevé chez les enfants d’agriculteurs (46 %), d’ouvriers (34 %) et d’employés (31 %). L’une des principales causes de non-départ ? Le manque d’argent. La moitié des enfants des familles aux revenus modestes (moins de 1 500 euros nets mensuels) n’est pas partie en vacances en 2011 (contre 6 % d’enfants vivant dans une famille dont les revenus dépassent les 4 000 euros).
Un peu plus d’un quart des enfants âgés de cinq à dix-neuf ans dont la famille perçoit un revenu annuel compris entre 46 000 et 68 000 euros, partent en vacances grâce à des aides de comités d’entreprise. A peine 6 % de ceux dont le revenu familial oscille entre 9 000 et 12 000 euros annuels, bénéficient d’aides de la Caisse d’allocations familiales (CAF) pour partir, mais ils ne perçoivent pas d’aides de la part des comités d’entreprise.
La situation est délicate pour les populations les moins aisées des catégories moyennes, qui se situent juste au-dessus des plafonds des CAF (de 2 200 à 2 500 euros mensuels pour un couple avec deux enfants). Elles ne sont pas assez riches pour partir, mais elles gagnent trop pour bénéficier d’une aide.
Pour une fois… Une série documentaire de qualité, Par la capuche, peut être écoutée en ligne sur arteradio.com ; elle raconte le quotidien d’éducateurs, à Metz, accompagnant plusieurs jeunes trop âgés pour relever de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), mais trop jeunes pour toucher le RSA. Cinq jeunes — errants, paumés, sans prise en charge — sont présentés, dont l’enfance s’est passée de foyers en familles d’accueil, voire en hôpital psychiatrique. Ils passent leurs journées à faire la manche, passent à la boutique solidarité — un café social de la fondation Abbé-Pierre — pour faire une lessive ou boire un café… Là, Cécile, éducatrice au Point accueil écoute jeunes (PAEJ) les repère, établit une relation avec eux, les accompagne.
Vingt ans de scène. Quatre troupes (partagées entre Paris, Saint-Denis et Mantes-la-Jolie). Plus de 80 créations, plus de 100 000 spectateurs. Des tournées en France et à l’étranger (Canada, Tunisie, Mexique, Italie...). Des épopées successives « dégoupillées, poétiques, cartoonesques et fracassantes, des envolées réjouissantes dans le merveilleux populaire » avec des enfants de toutes origines sociales, culturelles et religieuses. Des succès drolatiques, élaborés par les gamins eux-mêmes.
Cette histoire se fête : les 5 et 6 avril, à Paris (Maison des Métallos), une grande fiesta avec spectacles, contes, performances, danses, débats, projections, expositions, ateliers participatifs, stands solidaires rendra compte de cette aventure.
C’est en 1988 que Christine Pellicane avait lancé des ateliers théâtre avec les enfants de Belleville, souvent en difficulté scolaire. Soutenue par les habitants et par le tissu associatif des quartiers, la Compagnie Tamèrantong ! se constitue alors en association. En partenariat avec les travailleurs sociaux et les enseignants de ces quartiers, elle défend l’idée d’une culture vivante, populaire, indépendante, festive, accessible à tous. Étroitement liée dès l’origine au groupe de rock alternatif Ludwig von 88, la troupe élabore sans discontinuer des histoires chevaleresques, bourrées d’humour, de gouaille et d’esprit critique, évoquant entre autres les Tsiganes ou le sous-commandant Marcos (dans Zorro el Zapato, qui ira jusqu’au Mexique)…
Le département de l’Isère (probablement comme certains autres) met en place des restrictions drastiques de ses budgets d’action sociale : fermeture de 12 places en 2013 dans tel établissement, fermeture de 15 places en 2014 dans tel autre, fermeture d’une unité de 22 places dans un troisième, fermeture d’un établissement de 24 places en 2013… La litanie s’égrène, concernant au total 196 places, soit 90 cette année, 68 l’an prochain, et 38 en 2015. À cela s’ajoute une réduction de 102 places hors département, sur trois ans. En l’occurrence, le conseil général avait décidé, fin 2012, une réduction de sept millions d’euros du budget d’action sociale, la suppression de… 25 millions étant au total prévus d’ici 2015… Fermeture de places en MECS au profit de la mise en place de familles d’accueil, fermetures d’établissements et de services, 179 emplois ETP supprimés, réduction de la possibilité pour les jeunes diplômés de trouver un emploi (des réductions d’effectifs dans les promotions de formation étant déjà évoquées)… La situation semble gravissime.
La CGT, SUD et la CFDT ont appelé à un rassemblement le 22 mars, devant le conseil général, déposant une motion « afin d’exposer nos arguments professionnels et sociaux sur les méfaits de ces dispositions ». Selon le responsable de l’intersyndicale joint par Lien Social, les étudiants de l’IRTS d’Échirolles et de l’IUT de Grenoble sont venus rejoindre les 350 travailleurs sociaux réunis. Un nouveau rassemblement a lieu le 28 mars, où une demande de rendez-vous a été formulée. Entre les deux dates, les directions générales des associations avaient été successivement reçues par le conseil général. Qui, dans un premier temps, avançait la date du 19 avril pour entériner les chiffres des postes menacés. Devant l’épaisseur de la mobilisation, il reste à espérer qu’un premier recul s’opère. À suivre.
Dans un communiqué commun, Jérôme Guedj, président du conseil général de l’Essonne et Jean-Marie Barbier, président de l’APF, annoncent que malgré l’avis du comité consultatif national d’éthique, qui s’est prononcé contre l’assistance sexuelle pour les personnes en situation de handicap, ils entendent bien « rechercher des solutions à expérimenter pour proposer une réponse réellement adaptée aux souhaits des personnes en situation de handicap ». Dans son schéma départemental en faveur de personnes handicapées, le conseil général prévoit une fiche action en ce sens et particulièrement une action visant à engager une réflexion sur le statut de l’assistant sexuel.
À quoi sert un éducateur de rue ? Plutôt que de donner la parole aux professionnels pour présenter leur mission et leur travail, le conseil général du Val d’Oise a décidé en 2010, par une démarche originale, de recueillir le point de vue des jeunes eux-mêmes. Ces derniers témoignent dans un film d’une dizaine de minutes Regards de jeunes, évoquant, chacun à leur manière, ce que leur éducateur leur a apporté lorsqu’ils étaient en difficulté : une jeune fille a pu trouver un logement et reprendre des études alors qu’elle était jeune maman, un autre a pu échapper à la prison, à l’engrenage de la délinquance, puis par la suite créer son entreprise.