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25 mai 2013

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Brèves de Lien Social

  • Le Refuge dévoile son rapport national 2012-2013
Postée le 14 mai 2013

A la veille de la journée mondiale contre l’homophobie, l’association, fortement mobilisée depuis le mois de septembre 2012 dévoile les premiers éléments de son rapport national 2012-2013 qui sera présenté au Sénat, le 17 mai 2013.

Les chiffres 2013
- La ligne d’urgence reçoit 450 appels par mois en moyenne depuis le mois de décembre 2012 (150 appels par mois en moyenne de janvier à novembre 2012). Le nombre d’appels reste à un niveau extrêmement préoccupant.
- Les projections pour mai 2013 dépasseraient les 500 appels faisant de ce mois un pic historique en 10ans de fonctionnement de la ligne d’écoute.
- L’association a reçu 1 480 appels en 2012 et 5 950 textos.
- La file active de jeunes actuellement en écoute s’élève à 501.

Le profil des jeunes
L’association reçoit énormément d’appels d’adolescents, de plus en plus jeunes, ayant besoin d’être rassurés, victimes d’homophobie de façon indirecte :
- Hausse des appels des adolescents confrontés aux paroles homophobes de leurs parents à l’occasion de repas de famille ou de visionnage de reportages télévisés ayant trait au mariage pour tous (+35%)
- Hausse des appels des adolescents confrontés aux propos homophobes tenus par leurs pairs collégiens ou lycéens (+40%)
- Et récemment : hausse des appels des adolescents mobilisés par leurs parents pour les "manif’ pour tous", avec des témoignages extrêmement poignants.

Le milieu carcéral
L’association fait face aussi à un fort afflux de correspondances de jeunes souhaitant briser l’isolement en milieu carcéral.
Cette hausse se poursuit depuis la signature d’une convention nationale avec le Ministère de la Justice.

Le milieu rural
La part des jeunes résidant en milieu rural augmente fortement (+25%).
L’absence de lieux ressources ou de points d’écoute en milieu rural renforce la sensation d’isolement et conduit à un mal-être grandissant.

La transsexualité
Les jeunes trans ou en questionnement indentitaire trouvent une écoute rassurante et réconfortante auprès de la ligne d’écoute.
L’accueil des jeunes trans est en augmentation constante au Refuge.
L’association qui annonce la création d’un pôle spécifique au sein de ses délégations est confrontées à des demandes de plus en plus importantes d’accompagnement de ces jeunes oubliés par les pouvoirs publics.

Les jeunes originaires de banlieues
La souffrance de ces jeunes, obligés d’adopter des codes vestimentaires différents selon leur présence au Refuge ou en banlieue, est immense.
Là aussi, les appels connaissent une forte augmentation. ‪

  • Le festival art et handicap "Au fil de l’autre"
Postée le 29 avril 2013

L’entrée des artistes et le Théâtre de la Tour à Nice présentent le festival « Au fil de l’autre ». Une semaine de rencontres et d’échanges artistiques les 6, 13, 14, 16 & 17 mai 2013.
Personnes en souffrance psychologique ou en situation de handicap (tout handicap confondu dont sensoriel) aux côtés d’artistes et sportifs valides - tous ensemble ! – Une manière de dire, de raconter, de montrer une ouverture vers la différence, un regard singulier sur notre monde.

  • Pour un moratoire des expulsions d’étrangers malades
Postée le 12 avril 2013

Fin mars, les ministères de la Santé et de l’Intérieur avaient présenté les conclusions du rapport de l’inspection générale de l’administration (IGA) et de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) sur le droit au séjour pour soins. Des dysfonctionnements dans la gouvernance du dispositif y étaient repérés : défaut d’implication du ministère de la Santé, absence de co-pilotage et suprématie de l’Intérieur, disparités géographiques dans le traitement de la loi… Un recul de 18 % des premières délivrances de titres de séjour pour soins est souligné depuis son entrée en vigueur en 1998… Des milliers de personnes gravement malades sont ainsi renvoyées dans des conditions injustifiables dans des pays où leur diabète, leur hépatite, leur séropositivité, et diverses autres pathologies n’auront aucun espoir d’être pris en charge. Récemment, un diabétique « de type 2 très avancé » a été expulsé vers le Congo (qui plus est menotté et bâillonné), et un homme séropositif a été envoyé vers un pays sans espoir d’accéder aux antirétroviraux…
L’Observatoire du droit à la santé des étrangers (ODSE, qui devait faire prochainement connaître son analyse détaillée du rapport) s’inquiète d’autant plus de la suggestion de l’IGA et de l’IGAS d’une prise en charge des aspects médicaux de la procédure par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), sur lequel le ministère de l’Intérieur exerce aujourd’hui la tutelle. Considérant le ministère de la Santé comme étant « aux abonnés absents », l’Observatoire appelle François Hollande et Jean-Marc Ayrault à un moratoire sur les expulsions de personnes malades et au retour à un dispositif législatif protecteur (autant d’engagements de campagne).

  • Le travail d’éducateur, en parler, le faire entendre, le montrer
Postée le 4 avril 2013

Pour une fois… Une série documentaire de qualité, Par la capuche, peut être écoutée en ligne sur arteradio.com ; elle raconte le quotidien d’éducateurs, à Metz, accompagnant plusieurs jeunes trop âgés pour relever de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), mais trop jeunes pour toucher le RSA. Cinq jeunes — errants, paumés, sans prise en charge — sont présentés, dont l’enfance s’est passée de foyers en familles d’accueil, voire en hôpital psychiatrique. Ils passent leurs journées à faire la manche, passent à la boutique solidarité — un café social de la fondation Abbé-Pierre — pour faire une lessive ou boire un café… Là, Cécile, éducatrice au Point accueil écoute jeunes (PAEJ) les repère, établit une relation avec eux, les accompagne.

  • La Compagnie Tamèrantong !, un succès mérité
Postée le 29 mars 2013

Vingt ans de scène. Quatre troupes (partagées entre Paris, Saint-Denis et Mantes-la-Jolie). Plus de 80 créations, plus de 100 000 spectateurs. Des tournées en France et à l’étranger (Canada, Tunisie, Mexique, Italie...). Des épopées successives « dégoupillées, poétiques, cartoonesques et fracassantes, des envolées réjouissantes dans le merveilleux populaire » avec des enfants de toutes origines sociales, culturelles et religieuses. Des succès drolatiques, élaborés par les gamins eux-mêmes. Cette histoire se fête : les 5 et 6 avril, à Paris (Maison des Métallos), une grande fiesta avec spectacles, contes, performances, danses, débats, projections, expositions, ateliers participatifs, stands solidaires rendra compte de cette aventure.
C’est en 1988 que Christine Pellicane avait lancé des ateliers théâtre avec les enfants de Belleville, souvent en difficulté scolaire. Soutenue par les habitants et par le tissu associatif des quartiers, la Compagnie Tamèrantong ! se constitue alors en association. En partenariat avec les travailleurs sociaux et les enseignants de ces quartiers, elle défend l’idée d’une culture vivante, populaire, indépendante, festive, accessible à tous. Étroitement liée dès l’origine au groupe de rock alternatif Ludwig von 88, la troupe élabore sans discontinuer des histoires chevaleresques, bourrées d’humour, de gouaille et d’esprit critique, évoquant entre autres les Tsiganes ou le sous-commandant Marcos (dans Zorro el Zapato, qui ira jusqu’au Mexique)…

Voir Lien Social n° 661, avril 2003

  • Plan social dans le secteur social, un département tranche dans le vif
Postée le 27 mars 2013

Le département de l’Isère (probablement comme certains autres) met en place des restrictions drastiques de ses budgets d’action sociale : fermeture de 12 places en 2013 dans tel établissement, fermeture de 15 places en 2014 dans tel autre, fermeture d’une unité de 22 places dans un troisième, fermeture d’un établissement de 24 places en 2013… La litanie s’égrène, concernant au total 196 places, soit 90 cette année, 68 l’an prochain, et 38 en 2015. À cela s’ajoute une réduction de 102 places hors département, sur trois ans. En l’occurrence, le conseil général avait décidé, fin 2012, une réduction de sept millions d’euros du budget d’action sociale, la suppression de… 25 millions étant au total prévus d’ici 2015… Fermeture de places en MECS au profit de la mise en place de familles d’accueil, fermetures d’établissements et de services, 179 emplois ETP supprimés, réduction de la possibilité pour les jeunes diplômés de trouver un emploi (des réductions d’effectifs dans les promotions de formation étant déjà évoquées)… La situation semble gravissime.
La CGT, SUD et la CFDT ont appelé à un rassemblement le 22 mars, devant le conseil général, déposant une motion « afin d’exposer nos arguments professionnels et sociaux sur les méfaits de ces dispositions ». Selon le responsable de l’intersyndicale joint par Lien Social, les étudiants de l’IRTS d’Échirolles et de l’IUT de Grenoble sont venus rejoindre les 350 travailleurs sociaux réunis. Un nouveau rassemblement a lieu le 28 mars, où une demande de rendez-vous a été formulée. Entre les deux dates, les directions générales des associations avaient été successivement reçues par le conseil général. Qui, dans un premier temps, avançait la date du 19 avril pour entériner les chiffres des postes menacés. Devant l’épaisseur de la mobilisation, il reste à espérer qu’un premier recul s’opère. À suivre.

  • Les éducateurs de rue vus par les jeunes
Postée le 10 décembre 2012

À quoi sert un éducateur de rue ? Plutôt que de donner la parole aux professionnels pour présenter leur mission et leur travail, le conseil général du Val d’Oise a décidé en 2010, par une démarche originale, de recueillir le point de vue des jeunes eux-mêmes. Ces derniers témoignent dans un film d’une dizaine de minutes Regards de jeunes, évoquant, chacun à leur manière, ce que leur éducateur leur a apporté lorsqu’ils étaient en difficulté : une jeune fille a pu trouver un logement et reprendre des études alors qu’elle était jeune maman, un autre a pu échapper à la prison, à l’engrenage de la délinquance, puis par la suite créer son entreprise.

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